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Dima Raad, artiste peintre libanaise présente ses oeuvres

à la Galerie de Bretagne

du samedi 22 janvier au samedi 12 février 2011.

(ouvert tous les après-midis de 14 h 30 à 18 h30 même le dimanche)


 

« Nous sommes nés pendant la guerre », une expression que l’on entend couramment. Elle reflète ce sentiment de peur et d’insécurité, et montre la constante appréhension du futur et l’angoisse de perdre à tout moment, un proche.

Ces personnes sont les miens, c’est mon peuple et c’est ma cause.  

Ils meurent pour une simple raison, ils sont nés dans ce pays.

Leurs visages m’embrouillent, leur douleur et leurs larmes m’habitent, ce qui explique cette tension dans mes toiles. J’ai essayé d’exprimer avec mes nerfs  cette révolte qui m’anime.

 On s’est habitué à la guerre ? Peut-être pas ! On s’y est plutôt accommodé.

La pire des guerres, c’est celle de juillet 2006, que j’ai vécue parmi les miens. L’odeur du souffre et de la mort s’y étaient propagés pendant trente trois jours. Visages ébahis, corps déchiquetés… C’est vivre la souffrance, à son apogée. 

Harcelée par ces visages sans nom, je tentais d’apercevoir une lueur d’espoir dans leurs yeux.

L’art n’est que l’expression de notre intérieur. C’est  une sorte de traduction, sur un support quelconque, de notre perception du monde réel qui nous entoure. Pour moi, ce sont ces quelques toiles que j’ai dessinées sous les bombes, à travers lesquelles j’exprime la douleur et ma rage.

Après juillet 2006, une nouvelle époque a commencé pour moi."                                                                                                      Dima RAAD

Tag(s) : #Culture

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