À tous ceux qui ces derniers jours sont passés par de nombreuses phases d’interrogations, je voudrais dire qu’aucune élection n’est jamais gagnée d’avance même si nous avions un beau programme et de bons candidats. Ce n’est pas nouveau.

Ce que j’ai envie de dire à tous ceux qui nous ont suivis depuis nos candidatures aux législatives et aux municipales jusqu’à ce beau deuxième tour à Quimper, c’est que les valeurs, les idées, les convictions profondes et enracinées du centre ne sont pas solubles dans les douches électorales. Nous n’avons pas à être déçu ni des idées que nous avons défendues, ni de nos candidats, ni de notre campagne électorale collective. Le score n’est pas au rendez-vous cette fois-ci ; les éléments conjoncturels sont nombreux.

Les démocrates, le centre, le MoDem sont essentiels à la démocratie française, bretonne et européenne. Certes, ce n’est pas la voie facile pour celui qui voudrait faire carrière !, il est toujours plus difficile de s’y faire élire aux élections que les deux autres partis qui imposent un bipartisme asséchant. Ce n’est pas nouveau non plus.

Les démocrates sont essentiels à la vie politique par les idées qu’ils défendent, différentes des autres car basées tout d’abord sur une philosophie politique humaniste exigeante, et même si le MoDem est aujourd’hui différent de l’UDF, de Force Démocrate, du CDS ou du MRP…qu’ils l’ont précédé, la filiation est certaine. Elle s’est enrichie par la prise en compte d’analyse et de propositions qui tiennent compte de l’évolution de notre société moderne.

Les idées centristes, démocrates, modérées sont indispensables à l’expression d’un pluralisme de l’expression politique, gage et garantie contre les excès des extrêmes et souvent à l’avant-garde par ces propositions qu’on retrouve reprises par d’autres formations politiques.

Nous sommes, au MoDem, engagés sur une voie nouvelle, souvent attaqués, mais qui ne l’est pas en ces temps où l’expression d’opinions individuelles empêche d’entendre la nécessaire voix de l’intérêt général !

Nos électeurs fidèles sont toujours là, c’est un socle. Avec une abstention record et un centralisme franco-français, nous n’avons pas su attirer cet électorat que les politologues nomment « flottant » ou « volatile », c'est-à-dire tous ceux qui hésitent de leur vote jusqu’à l’isoloir, qui nous avait permis d’atteindre un bon résultat aux présidentielles.

Nous avons, élus, responsables, militants, sympahtisants, la responsabilité collective de convaincre par les idées, le programme, les valeurs. C’est notre responsabilité de rester fidèle à toutes les personnes qui ont votés encore ce dimanche pour le Modem. C’est notre responsabilité de lancer une réflexion-échange avec nos concitoyens pour poursuivre la transformation du langage et des idées politiques.

Le débat devra aussi s’interroger sur un fait qui m’a particulièrement marqué dans ces résultats et aussi surprise : La Bretagne a voté comme les autres régions. On ne peut plus dire dans ce vote qu’il y avait une identité différente, on vote de la même manière à Quimper et à Marseille. C’est un point important, le début d’une uniformisation médiatique et politique ? La Bretagne avait une expression pro-européenne plus forte qu'ailleurs dans les précedents scrutins, l'a-t-elle toujours ?  Les jours et les semaines qui s'annoncent vont être riches pour nous afin de réfléchir ici et dire maintenant à nos concitoyens ce que les valeurs démocrates et centristes apportent à la démocratie française, bretonne et européenne.

Tag(s) : #Europe

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