De l’art du compte-rendu….

Après les états généraux de la culture du mois de novembre 2008, certains attendaient un compte-rendu promis des débats, si chers aux adeptes de la démocratie participative. Et bien pour ceux qui souhaitent le savoir,  il est désormais en ligne sur le site de la Mairie de Quimper. Son titre : Perspectives du projet culturel de Quimper suite aux États généraux de la culture du 29 novembre 2008.

Enfin, parce qu’écrire compte-rendu cela sous entend :  analyse, bilan, critique, explication, exposé, historique, narration, note, procès-verbal, précision, rapport, relation, récit, …donc compte-rendu que nenni ! Ne cherchez pas.

Disons que cela ressemble plus à la retranscription écrite des interventions préparées, prononcées et relues d’ailleurs, des politiques et intervenants extérieurs invités. Peu d’exposés, de questions du public, (étaient-elles dérangeantes ?), quasiment pas de commentaires de fond de la Municipalité sur les propositions émises par les participants (déjà aux oubliettes ?), et que dire de l’objectivité voire de l’exhaustivité des témoignages ou propositions faites dans les ateliers.

Dans le « compte-rendu » de l’atelier livre auxquels j’ai participé, il est très significatif de noter le décalage entre le contenu prononcé par le public et la transcription sous la plume municipale… tous ceux qui y ont assistés avaient gardés en mémoire le débat essentiel sur la nécessité de replacer l’écrivain au cœur d’une politique publique du livre, du moins ne pas se contenter de confondre « lecture publique » et « politique du livre ». Et bien à la lecture du bilan-perspectives on peut se demander si l’auteur du compte-rendu était dans la salle ? ou alors son texte aura été raccourci?. Jugez par vous-même : « Les différents témoignages et les propositions concrètes rapportés par les participants de l’atelier ont mis en lumière l’attente de tous, particulièrement polarisée autour de la médiathèque nouvellement ouverte : sa fonction de lieu d’action culturelle, mais aussi d’espace de convivialité et de débat a été soulignée en même temps que le rôle de partenaire qu’elle est amenée à jouer vis-à-vis des associations qui travaillent sur ce domaine, conformément aux orientations de son projet d’établissement. Les participants ont par ailleurs pointé l’importance qu’il convient d’accorder aux actions en direction du public des adolescents - dont l’éloignement par rapport au livre et à la chose écrite pose question à tous les porteurs de projets »

Peut-être d’autres participants aux ateliers ont-ils le même ressenti ? ou alors c’est moi qui n’ai vraiment pas eu de chance dans cet atelier !

Et maintenant, que vont-ils faire ? (comme dans la célèbre chanson).



En attendant, nous on va tranquillement relire Nietzsche et surtout son célèbre : « Ainsi parlait Zarathoustra » car il était cité comme exergue de l’ouverture de ces débats…













P.S.1 : il paraît que l’organisation de cette journée a coûté 21 000 € aux contribuables quimpérois, est-ce que dans les 21 000 € le compte-rendu est compté ?

P.S.2 : les acteurs de la vie associative culturelle quimpéroise ont-ils remarqué que la Ville a supprimé la cérémonie des Gradlon d’Honneur (vous savez celle qui visait à mettre en lumière et à témoigner de la reconnaissance de la ville aux discrets bénévoles des associations culturelles.). Mais c’est vrai !  vie associative dans la culture c’est moins généreux que les étatsgénéraux.







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