Ces dernières semaines, la présence ou l'absence, de la langue bretonne dans certaines actions publiques (signalétiques municipales, noms de rues, adresses postales) font l'objet de nombreuses réactions.
Si ce débat peut apparaître aux yeux des nouveaux arrivants dans notre
région comme accessoire, il est pourtant essentiel pour notre culture, notre mode de vie et surtout pour le principe de respect de la diversité culturelle de notre région.
Sous des prétextes techniques (informatique), ou d'arguments qui restent à prouver (informations des touristes), des projets de francisation des noms bretons notamment toponymiques sont en cours.
Il est important de défendre la présence de la langue bretonne dans la vie publique car c'est non seulement notre patrimoine linguistique, mais également l'avenir de notre culture qui se joue ici. Les positions radicalisées des débats compromettent souvent les actions menées par les associations et par les élus qui travaillent à sensibiliser (voire inviter à la découverte) la population, à la richesse linguistique d'une langue toujours créative.
Il existe un moyen très simple pour les institutions et les collectivtés locales de débattre et d'agir en faveur du breton c'est de signer la Chartre Ya d'ar Brezhoneg proposée par l'Office de la Langue Bretonne. ( www.ofis-bzh.org) Bien conçue, laissant le libre choix aux élus de déterminer le calendrier et les actions à mener, elle est aussi un outil qui permet d'organiser le débat avec la population et les services municipaux concernés.
La Ville de Quimper a signée cette chartre validant l'action menée pour la langue bretonne depuis des années ( Niveau2). Des efforts restent encore à faire pour mettre en oeuvre de nouvelles actions concrètes et obtenir le label supérieur. Kemper a aussi une responsabilité parmi les villes bretonnes pour témoigner de manière exemplaire sur ce sujet. Il faut aussi rappeler que les anti et les pros langue bretonne se partagent dans tous les courants politiques, d'où la nécessité de les rassembler plutôt que de les diviser. A quand la création d'un groupe de politique linguistique au sein du conseil municipal de Quimper? Il en existait un sous la précédente mandature, pourquoi pas le recréer ? L'idée est lancée !
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