Pour tous ceux qui ont assistés à tout ou partie de la journée du samedi 29 novembre organisée par la Ville de Quimper, il convient de faire le point des contenus. La presse se fait écho aujourd'hui de quelques propos tenus à la tribune plus que dans la salle, et porte surtout un regard sur la forme un peu "intellectuelle" des débats.

Pour avoir participé à l'atelier Quelle politique culturelle pour le livre ?, je peux rendre compte d'un savant exposé de l'intervenant invité, directeur de bibliothèque de Lyon, sur le thème de la lecture publique. Le choix de l'intervenant, spécialiste du monde des bibliothèques était délibéré, et il eût fallu pour être objectif sur ce secteur culturel prévoir d'intervenir aussi sur ce qu'on nomme par différenciation le secteur privé du livre : c'est à dire écrivains, éditeurs, libraires, diffuseurs, association littéraire.

Cela a été le sens de mon intervention dans l'atelier (n’ayant pu assister aux débats de l'après-midi, je ne sais si mes propos ont été relatés). En effet, pour moi il était nécessaire de rappeler que le livre c'est au préalable un écrivain... peut-on penser une politique du livre, sans remettre l'auteur au cœur du dispositif ? ( Il a été dit que ce sont les bibliothèques qui doivent être au coeur du dispositif d'une politique municipale pour le livre... Il est juste de dire que les politiques publiques de la culture se doivent d'être pensées aussi en termes de création littéraire et pas seulement de politique d'équipement de bibliothèque.

Surtout qu'à Quimper-Communauté, il n'y a plus de problème d’équipements, c'est un acquis du précédent mandat. Oui, les élus quimpérois et communautaires (tous bords confondus, cela aurait pu être d'ailleurs souligné à la tribune...) ont mis en œuvre une politique exceptionnelle par le réseau de lecture publique avec la Médiathèque des Ursulines en tête de réseau, irriguant tout le territoire et offrant ainsi à toute la population des équipements de qualité et accessibles à tous. (Faut-il rappeler que ce projet de médiathèque de Quimper était attendu depuis plus de 20 ans... les actes sont là, l’histoire rendra à César ce qui est à César)

Ayant rappelé cet élément incontournable du débat, ( que l'intervenant a d'ailleurs soutenu), j'ai également fait l'historique d'un programme budgétaire que j'ai créé en tant qu'adjointe à la culture en 2002 qui visait à voter 22 000 euros par an pour aider les auteurs et les éditeurs à publier des ouvrages en lien soit avec l'histoire de la ville soit pour des ouvrages difficiles à publier sur le circuit de diffusion national : livres d'artistes, monographies régionales.

J’ai demandé à ce que ce Fond D'aide à l'édition soit maintenu dans la nouvelle politique culturelle de la municipalité.

Réponse laconique de l'adjointe : c'est une proposition mais ce sera la municipalité qui décidera.

Pour ma part, je serai très attentive à ce dossier. Si la Ville de Quimper décide de supprimer le Fond d'aide à l'édition, cela témoigne d'un parti pris idéologique qui ne me semble pas servir l'intérêt général. La filière du livre est dans une période de mutation profonde (crise du pouvoir d'achat, apparition des éditions électroniques...) et a besoin du soutien marqué des collectivités publiques. Une politique culturelle du livre ne peut ignorer les auteurs, les éditeurs, les libraires et les associations.

D'autres interventions de la salle sur la participation des associations ou des citoyens à la gestion des équipements publics, le lancement de nouvelles propositions d'évènements littéraires sur Quimper, la création de résidences d’écrivains, …

Et vous qui avez-participé, qu’en retenez-vous ?

 

Tag(s) : #Culture

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