In le télégramme quimper jeudi 20 novmbre

 

Campagne électorale. Retour sur dépenses

Les cinq listes en lice aux élections municipales quimpéroises en mars ont souvent dépensé plus que prévu initialement. Mais dans la limite des plafonds. Tour d’horizon des comptes validés de campagne. À une exception près.
Bernard Poignant (PS). La liste gauche plurielle du candidat socialiste avait entamé la campagne sur la base d’un emprunt à 36.500 €. Les dépenses finales se sont élevées à 45.054 €, selon Bernard Poignant. « Le prêt initial a été complété par des dons, y compris une contribution de ma part, et par des économies de la section locale du PS mises en réserve pour la séquence électorale 2007-2008 », détaille l’actuel maire quimpérois. « La commission indique que l’État va nous rembourser 38.513 € (lire ci-dessous). Elle a, par exemple, rejeté les 3.600 € consacrés à la fête organisée au Chapeau-Rouge après notre victoire, car elle les considère hors délai de campagne », illustre-t-il. Le journal de campagne a largement pesé sur les comptes.

Marcelle Ramonet (UMP). Sa liste principalement UMP-Nouveau centre prévoyait autour de 50.000 € de dépenses, dont environ 30.000 € dédiés à la communication et à la réalisation des documents de campagne. Nous n’avons pu joindre, ces derniers jours, l’ex-leader de la liste « Quimper en avant toute ! » pour vérifier les prévisions. Son directeur de campagne, Ludovic Jolivet, ne disposait pas plus d’information sur les comptes.
Isabelle Le Bal (MoDem). La liste de la candidate du MoDem a, elle aussi, dépensé plus que prévu. Et pour cause. Elle s’est maintenue au 2 e tour. « Nous avons atteint 36.000 € », indique Isabelle Le Bal, contre une prévision estimée entre 20.000 € et 25.000 € (Le Télégramme du 10 janvier 2008). « J’avais d’abord emprunté 15.000 € parce qu’au début on n’ose pas croire, même si on l’espère, à un second tour. Et puis j’ai dû faire un prêt complémentaire. Nous avons aussi bénéficié d’un prêt du parti (7.000 €) et de l’apport des candidats », décrit-elle « Ce sont essentiellement les frais d’impression qui ont fait monter la note, car nous avons produit plus de documents pour coller à l’actualité de la campagne », se souvient Isabelle Le Bal. Les dépenses de sa liste vont lui être intégralement remboursées.
Daniel Le Bigot (Verts). « Nous visions plutôt 15.000 € de dépenses et nous avons fini la campagne à un peu plus de 24.000 € », reconnaît le leader du mouvement Kemper l’écologie à gauche. « Nous avons fait réaliser des documents plus ambitieux que ce que nous avions imaginé. Les 14.000 sachets de graines distribués expliquent également le surcoût », précise l’actuel nº3 de la majorité municipale. « J’ai eu recours à un prêt intégral de 20.000 €, assorti d’une ouverture de crédits supplémentaires de 5.000 € », indique l’élu des Verts, dont la liste n’a pas sollicité le concours financier du parti. Huit mois après le 1 e r tour de l’élection, ses dépenses vont lui être intégralement remboursées. « C’est un peu long car entre la clôture de mon compte de campagne et aujourd’hui j’ai payé les intérêts du prêt », soupire-t-il.
Janine Carrasco (LCR). Seulement 4.200 € de dépenses pour la liste « Quimper à gauche toute ! » qui tablait sur un maximum de 5.000 €. Sur cette somme, sa chef de file, qui a avancé 1.200 €, se verra rembourser 1.131 €. La différence de 3.000 € a principalement été apportée par la Ligue communiste révolutionnaire, « qui a pris en charge les affiches et les documents de campagne ». Des colistiers ont enfin contribué à l’effort, « en fonction leurs petits moyens », signifie Janine Carrasco.
Bruno Salaün

 

Tag(s) : #Ville de Quimper

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