Evoquant le bilan décevant de la saison estivale et touristique, résultat d’une météo instable et des difficultés de pouvoir d’achat, Bruno JONCOUR a appelé à poursuivre les efforts entrepris pour définir de façon plus collective, une stratégie touristique régionale claire et offensive, susceptible de mieux répondre à l’attente des touristes demandeurs de «qualité globale», dans le cadre d’un marché de plus en plus concurrentiel. Au sujet de l’actualité agricole et des nouvelles fluctuations des cours des produits, Bruno JONCOUR a insisté sur les grandes difficultés vécues par de nombreux exploitants agricoles tout particulièrement par les jeunes dans le secteur de la production laitière (deux tiers des installations se font sur la production de lait) qui se trouvent face à un avenir inquiétant.Bruno JONCOUR a rappelé que cette instabilité des prix agricoles confirmaient la nécessité, au niveau européen, d’affirmer une volonté politique au service de l’agriculture et de l’alimentation et de maintenir une régulation du marché et des soutiens aux producteurs.
Il a réaffirmé
l’opposition du groupe UDF-Modem à la mise en place en Bretagne d’une Eco-taxe nationale sur les déplacements des poids lourds sur les voies routières gratuites. Il s’est donc réjoui que, grâce à la mobilisation des acteurs économiques bretons, le gouvernement ait accepté de retenir un amendement parlementaire définissant deux critères pour la dérogation à la mise en place de l’éco-taxe dans plusieurs régions dont notamment la Bretagne. Cet amendement devrait être confirmé début novembre dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2009.Au-delà de leur réelle sensibilité aux enjeux environnementaux, les élus UDF-Modem considèrent, vu l’importance du transport routier gratuit en Bretagne, que cette nouvelle taxe, en augmentant de façon très sensible les coûts de transport des marchandises, aurait fragilisée, dans une conjoncture économique dégradée, la compétitivité des entreprises bretonnes et des produits bretons.
Bruno JONCOUR a ensuite évoqué la perspective de
crise économique et ses premiers effets sur les différents secteurs d’activités. Au nom du groupe UDF-Modem, il a demandé que soit réactualisé le rôle des capitaux américains (banques ou fonds de pension) dans l’économie bretonne et que les élus puissent disposer dès que possible d’un état des lieux de la situation économique régionale : autant d’indications qui pourraient aider à mieux anticiper la nécessaire montée en puissance des dispositifs liés à l’emploi, à la formation et à l’innovation. Face à la crise du crédit qui, malgré les initiatives gouvernementales, va probablement durer et affecter les acteurs économiques, les particuliers mais aussi les collectivités locales, Bruno JONCOUR a incité la Région a définir, comme l’ont fait d’autres collectivités territoriales, de façon la plus rigoureuse possible les « priorités » dans les investissements et si nécessaire à étaler davantage les programmations dans le temps.
Attaché aux valeurs d’humanisme et de progrès, Bruno JONCOUR a rappelé la nécessité de combattre la spéculation, de moraliser la vie des marchés et de revenir aux fondamentaux d’une économie solide et surtout réelle où la richesse est synonyme de création de vraies activités et de vrais produits.
Il a également exprimé le souhait que
l’Europe puisse coordonner les réponses à cette crise, organiser les régulations et les protections nécessaires et remettre l’économie et la société sur la voie de la prospérité.Au sujet du projet de réforme de l’organisation territoriale française, Bruno JONCOUR a exprimé le souhait que cette réforme soit lancée dans la transparence, sans esprit partisan, et dans le cadre d’une réelle et véritable concertation. Ce projet est dans le droit fil des voeux régulièrement formulés ces dernières années par les élus UDFModem en faveur d’une clarification et d’une simplification de l’architecture territoriale et des compétences des différents niveaux de gestion. L’idée de rapprocher les différents niveaux de collectivités, communes et intercommunalités d’une part, départements et régions d’autre part, correspond également à une proposition formulée, il y a plusieurs années par la famille politique UDF.
Bruno JONCOUR a réaffirmé sa conviction qu’il fallait
maintenir une dynamique collective régionale, notamment dans le cadre électoral : le retour aux cantons et la « départementalisation »des régions n’est pas une solution d’avenir. Pour le groupe UDF-Modem, le fait régional comme la stratégie régionale sont des avancées incontestables de ces vingt dernières années. Elles sont globalement porteuses de progrès et de développement et ont fait naître une véritable culture de la responsabilité au service de l’intérêt général.
Même si c’est avec des moyens beaucoup plus modestes, ces évolutions ont replacé notre pays, dans une dynamique décentralisatrice proche de celles de plusieurs autres membres de l’Union européenne. Bruno JONCOUR a enfin évoqué rapidement
l’actualité du dossier de l’hôpital de Carhaix pour se féliciter que la mobilisation et la vigilance des acteurs locaux aient évitées une remise en cause brutale et injuste de l’équilibre du territoire. Il a rappelé son souhait que le Conseil Régional soit un partenaire exigeant de la structuration du territoire afin qu’elle permette à la fois l’accès à la santé pour tous et la recherche de la qualité et de la performance des soins.

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